Fanny Maurel

Design & recherche

Designeuse diplômée 👩‍🎓 d’un master de recherche 🔍 en design, à l’université Toulouse – Jean Jaurès, j’utilise plusieurs médiums (graphisme 🖍, objet 🚽, écriture ✍️) et m'intéresse aux rapports de pouvoirs ✊ qui maillent nos systèmes d’objets et notre société, mais aussi aux grimoires, aux spéculums, aux pèses-personnes, et aux diagrammes 📊. L’analyse de terrain et le dialogue 💬 avec les acteur·rice·s, la construction d’une pensée théorique 📚 en lien avec le projet, constituent des leviers majeurs de ma méthode de travail.

Mes recherches récentes interrogent la figure de la sorcière 🔮 au croisement des luttes féministes de réappropriation des savoirs sur la gynécologie, afin de proposer des outils permettant une meilleure connaissance de son propre corps, en questionnant les rapports entre patient·e·s et soignant·e·s, sciences 🔬 et magie ✨, savoirs empiriques et savoirs scientifiques.

Travaux

Sorcières-Théoriciennes

Travail de recherche sur les revues féministes 1970–1990 produit dans le cadre du workshop « L.i.p Collective », initié par Le Signe – Centre National du Graphisme, le collectif common-interest et la journaliste Madeleine Morley, April-May 2020.

Outils Sorcellaires

Se réapproprier les savoirs sur la gynécologie par un design sorcière (mémoire-projet de master).

Récits Sorcellaires

Un outil de parole sur la gynécologie basée sur la création d'un récit collectif autour de l'interprétation libre de formes volumiques abstraites.

Grimoire Gynécologique

Un outil de connaissance de la gynécologie par la création d'une archive personnelle du corps.

Entendons-nous

Un outil de dialogue graphique entre les soignant⋅e⋅s et les patient⋅e⋅s allophones, sur la thématique de la gynécologie.

GH003

Conception de la première édition de la revue du master DTCT.

Ce qu'il est advenu

Archives photographique et textuelle de mon voyage à Montréal et New York, juin – septembre 2018.

Publications

Série d’articles sur l’influence des objets du quotidien sur les systèmes de domination et d’oppression liés au genre et à la sexualité qu’ils alimentent, pour le magazine Friction, 2018–.

Le balai : des sabbats de sorcières à la fée du logis.

Le balai est un objet dont l’imaginaire oscille entre les mythes associés aux sorcières et les tâches domestiques associés depuis le XXe siècle à celles de la fée du logis, avec pour point de rencontre Ma sorcière bien aimée, une femme au foyer qui utilise ses pouvoirs à des fins ménagères.

Les faux ongles : domestication des griffes et cultures de la beauté.

Les faux ongles sont des accessoires utilisés dans la manucure, ou l’art de domestiquer une partie du corps en lui implantant des griffes artificielles. Cette pratique produit des codes sociaux, des stigmates, des communautés, et des formes d’appropriation et d’exploitation.

Hello Kitty et la culture girly, entre injonction et empowerment.

Née dans l’esprit de Santaro Tsuji, Hello Kitty est plus qu’un jouet ou un personnage de fiction, c’est une marque, une collection d’objets marqués par les codes d’une féminité lissée : elle incarne l'hégémonie du rose, du petit, du mignon.

Les toilettes : uriner avec son genre.

D'espace utilitaire permettant de soulager ses besoins primaires à lieu de production de discriminations et de violence, les toilettes codifient, dans l’espace privé comme public, les modalités de l’expression de genre.

Les godes : inventaire critique d’objets pénétratifs.

Médical, rose à paillettes, fantôme, DIY, augmenté, magique, à deux balles, monstrueux sont autant de qualificatifs permettant de dresser le portrait d’un objet sexuel, source de liberté comme de violence.

Le string : décliner le male gaze, la contrainte et la vulgarité.

Une ficelle aux mille déclinaisons glissée entre les fesses des strip teaseuses, des prostituées, des séductrices, de celles qui l’on bien cherché, le string est l’égérie de l’objectification du corps des femmes, guidant le regard des consommateurs d’un plaisir visuel normé.

Entretiens menés pour le magazine Friction, 2019–.

Interview : Gang of Witches, le festival protéiforme qui fout le feu au patriarcat.

Gang of Witches est une communauté artistique fondée en 2016, qui développe un projet protéiforme amené à se développer durant 9 années consécutives. La troisième édition, dont la thématique est “Patriarchy is burning” prend la forme d’un festival pluridisciplinaire au YOYO, Palais de Tokyo, et fait la part belle au spectacle vivant, le 15 et 16 juin 2019. J’ai rencontré les fondatrices de cette communauté, Sophie Rokh et Paola Hivelin, pour parler sorcières, patriarcat et utopies communautaires.

Interview : Avec Naïma, Larissa et Liv, organisatrices du Fessestival.

D’un projet d’atelier de broderie sur culottes, le Fessestival est finalement né d’un jeu de mots. Après une première édition en 2018, le festival grandit et nous offre trois jours de performances, conférences, projections, pratiques artistiques diverses, etc.

Interview : Notre corps, nous-même, autonomie corporelle, écriture collective et transmission.

Le 13 février, j’ai rencontré Nina Faure et Nathy Fofana, toutes deux membres du collectif Notre corps, nous-mêmes, qui a travaillé à la réédition de l’ouvrage historique Notre corps, nous-mêmes (Our Bodies Ourselves, dans sa version anglais originale), qui sort le 20 février 2020 aux éditions marseillaises Hors d’Atteinte.